Avant De Drie Koningen
L'imposant manoir de la Ridderstraat 12 était autrefois une clinique, connue à Bruges sous le nom de Clinique de la Sainte-Famille du docteur Depoorter. August Depoorter (1892-1956), originaire d'Izegem, a été envoyé au front en tant qu'étudiant en médecine pendant la Première Guerre mondiale. En 1916, il est grièvement blessé à la jambe droite et transféré à l'hôpital L'Océan à La Panne, où il rencontre la reine Élisabeth. Une sympathie s'est développée entre les deux, qu'ils ont continué à entretenir après la Première Guerre mondiale.
Après plusieurs opérations sur le membre inférieur droit, il a finalement été amputé au niveau de la jambe supérieure. Après la guerre, il se rend en Angleterre, s'y marie et poursuit ses études à Paris pour une formation en dermatologie (maladies de la peau), en radiologie et en physiothérapie (aujourd'hui appelée kinésithérapie).
Il a terminé ses études à l'ULB. C'est à partir de cette physiothérapie que la rhumatologie s'est développée dans les années 1950. À l'époque, les dermatologues étaient souvent engagés dans des traitements de physiothérapie. Il a ensuite développé une pratique de la physiothérapie (traitement physique) et de la rhumatologie.
Le docteur Depoorter est arrivé à Bruges à la fin de l'année 1920, a acheté ce bâtiment au 12 Ridderstraat en 1923 et y a pratiqué la dermatologie, la vénéréologie (maladies vénériennes) et la kinésithérapie-rhumatologie. Après l'acquisition, la maison Ridderstraat a été transformée en une clinique privée de 15 lits (la maison s'étendait dans la Twijnstraat). Il est devenu une clinique de physiothérapie, de radiothérapie, de maladies chroniques, de maladies rhumatologiques et de maladies de la peau. Pour son hospitalisation, il est assisté par les sœurs de Pittem, qui sont également attachées à la clinique de l'éducation nationale dans la Werkhuisstraat.

Photo de groupe comprenant le Dr Depoorter et la reine Elisabeth, prise à l'occasion d'une visite de la reine dans sa clinique privée. Le profil en noir et blanc dans le sol de la terrasse près des chaussures de la reine Élisabeth est encore visible sur la terrasse de l'appartement Onze-Lieve-Vrouw.
Le docteur August Depoorter est décédé en 1956. Son fils Agnel a repris le flambeau de son père dès 1949 et est devenu le premier rhumatologue de l'hôpital St John's en 1956. Les deux fils, Henri et Agnel Depoorter, ont continué à gérer la clinique. Avec la construction de l'AZ Sint-Lucas à Bruges, les Sœurs de Pittem ont été réquisitionnées par l'évêque Emile De Smedt pour ce nouvel hôpital, ce qui a entraîné la fermeture de la clinique de la Sainte-Famille en 1960.
Le docteur Agnel Depoorter, rhumatologue, et le docteur Marie-Louise Depoorter, radiologue, poursuivent leur pratique ambulatoire à la Twijnstraat 17, tandis que leur frère Henri Depoorter continue à travailler comme dermatologue à l'hôpital Saint-Jean. Une curieuse tradition de soins de santé familiaux à Bruges qui s'est achevée par la fermeture de cette clinique en 1960.
SOURCES
- « Barmhartig Brugge – Van Zwartzusters tot Pestheiligen (Wandeling 8.2) » pg. 45-48
- « Oorlog & Trauma – Geneeskunde en Wereldoorlog I – Montanus Tijdingen 2014 » pg. 173-181
Rénovations en 2001
En 2001, l'ancien hôpital a subi une transformation majeure lorsqu'il a été repris par de nouveaux propriétaires dotés d'une vision ambitieuse. Cette reprise a marqué le début d'une rénovation et d'un réaménagement à grande échelle, jetant les bases des maisons de vacances modernes que nous connaissons aujourd'hui.
Les photos offrent un aperçu fascinant de cette période de transition. L'une d'elles montre la remise, qui sert actuellement de garage. Une autre photo montre l'endroit où se trouvent aujourd'hui le jardin et la piscine. Lors des rénovations, cet espace a été entièrement repensé. Des architectes paysagistes ont été sollicités pour créer un jardin paisible, agrémenté de plantations luxuriantes et d'allées tranquilles. La piscine, située au centre de ce jardin, offre aux hôtes un refuge rafraîchissant pendant les chaudes journées d'été.
Les appartements Carmers, St-Jan et OLV, visibles sur les autres photos, ont été l'un des ajouts les plus importants lors de la rénovation. Alliant charme historique et luxe moderne, ces appartements portent le nom de lieux importants de l'histoire locale. Chaque appartement est conçu de manière unique, avec une attention particulière portée aux détails et un niveau de confort élevé, ce qui les rend idéaux pour les vacanciers à la recherche d'un lieu de séjour exceptionnel.
Les rénovations de 2001 n'ont pas seulement transformé physiquement l'ancien hôpital, elles ont également donné un nouveau souffle symbolique au bâtiment. Autrefois dédié aux soins et à la guérison, il est aujourd'hui devenu un lieu de détente et de vacances. Ces changements ont insufflé une nouvelle vie au bâtiment, honorant le passé tout en écrivant un nouveau chapitre.